Le devoir de mémoire

Nos soldats de 14-18

Deux jeunes Ronssoyens, Léon LAVALLÉE (20 ans) et André SAUVAL (22 ans), sont morts le 22 Août 1914 à BELLEFONTAINE (Belgique).

Les morts à Bellefontaine en BelgiqueLes morts à Bellefontaine en Belgique (5 Mo)

Remembering these brave soldiers...

Le Royaume-Uni se souvient...

Au Royaume-Uni, il y a un jour unique en souvenir de toutes les victimes de guerre : le "Remembrance Day" (Jour du Souvenir), appelé aussi "Poppy Day" (Jour du coquelicot). Depuis le début des années 20, la Légion Royale vend ces fleurs au profit des victimes de tous les conflits. Le 11 novembre, qui n'est pas férié en Grande-Bretagne, on observe deux minutes de silence à 11 heures pécises, et on dépose, dans toutes les villes, des gerbes sur les monuments aux morts.

Des manifestations sont aussi organisées le deuxième dimanche de novembre, lors du "Remembrance Sunday" (Dimanche du souvenir). Toute la nation, toutes les communautés, se rassemblent alors autour d'un concept fédérateur. Un exemple à suivre...

 

Pourquoi les monuments aux morts ?

Notre Monument aux Morts

C'est pour commémorer le sacrifice et la souffrance du peuple français que sont érigés les monuments aux morts pour la France à partir de 1870.

En France, si l'on fait abstraction du projet de Joseph Bonaparte qui, dès 1800, prévoyait d'élever dans chaque Département ou Commune un monument portant le nom des soldats natifs de la région qui seraient morts en combattant, c'est à l'issue de la guerre de 1870 que l'on commence à ériger des monuments commémorant le sacrifice de milliers de soldats.

La Grande Guerre laisse de lourdes traces. Chaque famille sera éprouvée. Parmi ces soldats, tant de "disparus" ou d'"inconnus". De nombreux corps ont été déclarés "inconnus" tant ils étaient méconnaissables, d'autres n'ont jamais été retrouvés à ce jour.

Pour représenter symboliquement tous ces hommes, un corps est choisi à Verdun pour être inhumé le 28 janvier 1921 Place de l'Étoile à Paris, sous l'Arc de Triomphe, qui deviendra " la tombe du Soldat Inconnu". Pour se souvenir de leurs compagnons tombés dans les terribles tranchées de la Somme, de l'Argonne et autres champs de batailles, ceux qui sont revenus sont à l'origine d'un engouement très poussé pour la mémoire de leurs camarades morts pour la France. Les Communes vont alors élever des stèles, apposer des plaques, pour honorer ces hommes. S'appuyant sur l'esprit de la Loi du 25 Octobre 1919, un usage est imposé comme référence pour les décisions municipales en la matière. L'inscription d'un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées, est titulaire de la mention "Mort pour la France" (cette mention est introduite par la Loi du 2 juillet 1915), et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la Commune considérée.

À L'origine, la fonction de ces édifices est de rassembler la population autour du souvenir de ceux qui ne reviendront plus, faisant ainsi participer la Commune au travail de deuil des familles. Par ailleurs, graver les noms des morts revenait à donner à ceux-ci un peu de cette gloire dont étaient parés ceux qui s'étaient sacrifiés pour la victoire de la nation française.

Aujourd'hui, ces monuments portent les noms et inscriptions concernant les conflits postérieurs à la la Première Guerre Mondiale, y compris les Opex (opérations extérieures). La grande majorité des monuments sont des cénotaphes, c'est-à-dire des tombes vides, puisque les noms des disparus peuvent y être inscrits. Selon la symbolique du monument, seul le Maire de la Commune et/ou un Ancien Combattant peut franchir le parvis et/ou la chaîne qui l'entoure et qui délimite la zone sanctuarisée de cette tombe virtuelle. Les grandes absentes de cette évocation sont les femmes, infirmières, ambulancières et toutes celles qui ont fait fonctionner la Société française, en vivant dans l'éternelle angoisse de voir les autorités apporter la tragique nouvelle du décès d'un proche.

Le Bleuet de France

Né de la Grande Guerre, le Bleuet  de France, fleur française de la mémoire et de la solidarité, poursuit aujourd'hui sa mission de soutien auprès du monde combattant, ainsi que des victimes de guerres et d'actes de terrorisme.

Le Bleuet de France est devenu un symbole, celui de la fleur française du souvenir, à l'image du "poppy", le coquelicot arboré par les Britanniques. En 1918, la Grande Guerre laisse derrière elle 10 millions de morts et plus de 20 millions de blessés et d'invalides, dont certains sont dans l'incapacité de travailler. Sous l'impulsion de Charlotte Malleterre, fille du Commandant de l'Hôtel National des Invalides, et de Suzanne Leenhardt, infirmière major, dès 1925, les pensionnaires de l'Institution Nationale des Invalides confectionnenent des bleuets en tissu afin de les revendre sur la voie publique et subvenir ainsi en partie à leurs besoins. Devenu Association en 1934, Le Bleuet de France collecte deux fois par an, le 8 mai et le 11 novembre. En 1991, l'Association est dissoute et devient l'Oeuvre Nationale du Bleuet de France. Désormais gérée et présidée par l'Office Nationale des Anciens Combattants et Victimes de guerre, l'Oeuvre prend également en charge les victimes d'actes de terrorisme. Grâce aux dons récoltés, le Bleuet de France remplit deux missions essentielles : une chaîne de solidarité pour les combattants d'hier et d'aujourd'hui, les blessés de guerre, les veuves, les pupilles de la Nation et les victimes du terrorisme (financement des études supérieures des pupilles de la Nation ou de matériel adapté pour les blessés de guerre par exemple) ; et la transmission de la mémoire aux jeunes générations par le biais de concours scolaires, expositions, représentations théâtrales, voyages pédagogiques...

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